Semaines d’Information sur la Santé Mentale (SISM) 2020

D’une part, les discriminations ont un impact sur la santé mentale des personnes qu’elles touchent. D’autre part, les personnes concernées pas les troubles psychiques sont confrontées aux discriminations.

Les discriminations sont les conséquences de mécanismes psychologiques, culturels et sociaux, appelés stigmatisation. Tout au long de la vie, elles peuvent se manifester par des pratiques diffuses, profondément ancrées dans la société et dans le fonctionnement des institutions. On les observe dans certaines formes d’humour et de tabou, dans la ségrégation de populations, ou dans la stigmatisation de certaines personnes, certains comportements ou certaines professions. 

Au niveau juridique, les discriminations désignent des inégalités de traitement visant une personne ou un groupe, fondées sur l’un des critères définis par la loi, tels que l’origine, le genre, l’état de santé ou le handicap. Ces inégalités entraînent des préjudices dans les domaines de l’éducation, du logement, de l’emploi, de la justice ou dans l’accès à un bien ou un service comme la santé. Elles peuvent être réprimées par la loi. 

Ces discriminations engendrent de la souffrance psychique et impactent la santé mentale des personnes touchées, allant parfois jusqu’au besoin de soin.

Par ailleurs, les personnes concernées par des troubles psychiques sont en première ligne face aux pratiques discriminatoires, en raison de leur état de santé (mentale) avéré ou présumé. Les répercussions sont notables : 

- sur l’accès aux (et le maintien dans les) soins psychiques et somatiques : manque d’information, non-remboursement des actes, retard d’accès aux soins et aux examens, voire refus de soins, etc. 

- sur la vie sociale : chômage, difficultés de logement, marginalisation, harcèlement, etc. - sur l’équilibre psychique : baisse de l’estime de soi, auto-stigmatisation, culpabilité, stress, isolement, etc. Les discriminations influent fortement sur le poids du tabou qui règne autour de la santé mentale : la honte ainsi engendrée retarde le diagnostic et éloigne les personnes du système de soin. 

Enfin, les conséquences des discriminations touchent aussi, par capillarité, l’entourage des personnes concernées ainsi que les professionnel.le.s de la santé mentale.

Le colloque organisé par le CoDES 05 et l'UNAFAM s'est déroulé le jeudi 22 octobre 2020 à 13h30 salle du Royal à Gap avec pour thématique : « Santé mentale et discriminations ».

Financeur :


Contacts : Pascale MELOT et Marion DORCHE

Partenaires : UNAFAM 05 / Ville d’Embrun / Centre Hospitalier Buëch- Durance / Centre Hospitalier d’Embrun / GHT des Alpes du Sud / MGEN 05 / Association Alerte Ecrans / ISATIS / Futur Antérieur / MSAP / CSAPA Sud – ANPAA 05

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