Tests antigéniques nasaux

Place dans la stratégie de dépistage

Les autotests antigéniques, ainsi que les TDR/TROD, représentent des outils de dépistage complémentaires aux tests déjà utilisés en France. Leur déploiement pourrait élargir encore la palette des outils disponibles pour le repérage et l’isolement des personnes infectées par le SARS-CoV-2. 

Leur utilisation permet de promouvoir une démarche “d’aller vers”, afin notamment de toucher les populations éloignées du système de soins. Et le prélèvement nasal est une option plus acceptable que le prélèvement nasopharyngé lorsque les tests doivent être répétés régulièrement.

 Tout TDR, TROD ou autotest antigénique positif doit ensuite faire l’objet d’une confirmation par un test RT-PCR (nasopharyngé ou salivaire), qui permettra également de caractériser le variant en présence.

Elle recommande l’utilisation des autotests antigéniques chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans dans les deux situations suivantes :

  • Indication médicale, dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle en alternative aux TDR/TROD antigéniques sur prélèvement nasopharyngé ou nasal. Le choix entre TROD et autotest dépend du mode d’organisation du dépistage et de la volonté et de l’aptitude de chacun à réaliser l’un ou l’autre test.
  • Indication dans le cadre d’une utilisation restreinte à la sphère privée (par exemple, avant une rencontre avec des proches…). Le test devra idéalement être réalisé le jour même ou à défaut la veille de la visite.

La HAS recommande l’utilisation et la prise en charge des TDR/TROD antigéniques sur prélèvement nasal dans les indications suivantes :

  • Chez les patients symptomatiques de plus de 15 ans, jusqu’à 4 jours après apparition des symptômes, en 2ème intention lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible (en attendant des données consolidées) ;
  • Chez les personnes contact de plus de 15 ans détectées isolément ou au sein de cluster, en 2ème intention lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible (en attendant des données consolidées). Comme pour les tests antigéniques nasopharyngés, ils doivent être faits le plus tôt possible puis à 7 jours pour les personnes contacts à haut risque (au sein du même foyer qu’un patient contaminé) ou bien à 7 jours après exposition pour les autres personnes contact (dites à faible risque).
  • Chez les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans. Ici, ils ont un usage dans le cadre d’un dépistage itératif ciblé à large échelle, soit en première intention, soit en alternative aux tests antigéniques sur prélèvement nasopharyngé lorsque ce prélèvement est difficile ou impossible.